Comprendre le moteur 1.7 dci 120 et ses défis
Le moteur 1.7 dci 120, souvent plébiscité pour son équilibre entre puissance et sobriété, est une motorisation diesel qui équipe plusieurs modèles du groupe Renault et de ses partenaires, notamment chez Dacia et Nissan. Son appellation, 1.7 dci 120, fait référence à sa cylindrée (environ 1.7 litre) et sa puissance (environ 120 chevaux). Comme toute mécanique complexe, il peut présenter des défaillances au fil du temps, particulièrement si l'entretien n'est pas rigoureux. La recherche concernant le « 1.7 dci 120 problème » témoigne de l'inquiétude des propriétaires face à des symptômes inhabituels ou des pannes potentielles. Ces interrogations ne signifient pas nécessairement que le moteur est intrinsèquement défectueux, mais plutôt qu'il est prudent de connaître les points sensibles pour anticiper et réagir.
Il est facile de tomber dans le piège des généralisations hâtives. Le fait qu'un véhicule présente un défaut ne remet pas en cause la fiabilité globale d'une motorisation. Les récits sur internet, souvent dramatisés, peuvent créer une perception erronée. L'objectif ici est de démystifier les soucis les plus récurrents liés au 1.7 dci 120, en se basant sur des observations communes et des explications mécaniques, afin de vous donner les clés pour identifier, comprendre et potentiellement résoudre ces problèmes.
Les conducteurs expriment souvent des préoccupations concernant la perte de puissance, des fumées inhabituelles, des bruits anormaux ou des difficultés de démarrage. Ces symptômes, bien que frustrants, ont généralement des origines identifiables qui peuvent être corrigées. Comprendre ces signes avant-coureurs est la première étape pour éviter des réparations coûteuses et prolonger la vie de votre moteur.
Il est crucial de distinguer un problème spécifique à votre véhicule, potentiellement lié à un défaut d'entretien ou à une utilisation intensive, d'une faiblesse reconnue de cette motorisation. Les constructeurs, conscients de ces enjeux, peuvent émettre des rappels constructeur Renault, bien que ces derniers soient plus souvent liés à des défauts de conception ou de fabrication touchant une série limitée. Savoir où chercher l'information fiable est donc primordial.
Abordons ensemble les principaux écueils que vous pourriez rencontrer avec votre 1.7 dci 120, en adoptant une approche constructive : identifier le problème, en comprendre les causes et définir les solutions adaptées.
- Le moteur 1.7 dci 120 est une motorisation éprouvée mais sensible à un entretien négligé.
- Les problèmes rencontrés ne remettent pas forcément en cause sa fiabilité globale.
- Identifier les symptômes permet une réaction rapide et des réparations ciblées.
- Comprendre les causes potentielles est la clé pour apporter les bonnes solutions.
- Se renseigner sur les rappels constructeur peut aider à identifier des défauts de série.
La fumée noire : un signe avant-coureur à ne pas ignorer
L'un des symptômes les plus visuellement alarmants pour un conducteur est l'apparition de fumée noire à l'échappement du moteur 1.7 dci 120. Bien que les moteurs diesel émettent naturellement une légère fumée, une quantité excessive et persistante de fumée noire indique généralement un problème de combustion. Il ne s'agit pas d'une fatalité, mais d'un signal clair qu'il faut investiguer.
Causes possibles de la fumée noire
Plusieurs facteurs peuvent être à l'origine de ce phénomène. La cause la plus fréquente est une combustion incomplète du carburant. Cela peut être dû à un manque d'air entrant dans la chambre de combustion, ou à une injection de carburant défectueuse. Par exemple, un filtre à air encrassé limitera l'apport d'air frais, forçant le moteur à brûler le carburant de manière inefficace, produisant ainsi des suies visibles sous forme de fumée noire. De même, des injecteurs encrassés ou défectueux peuvent pulvériser le diesel de manière inadéquate, entraînant une mauvaise atomisation et une combustion incomplète.
Un problème au niveau du système d'admission d'air, comme une fuite après le débitmètre d'air, peut également perturber le mélange air-carburant. Le calculateur moteur reçoit des informations erronées sur la quantité d'air, et la gestion de l'injection s'en trouve déréglée. Le turbo, s'il ne fonctionne pas correctement (pales encrassées, géométrie variable bloquée), peut aussi influencer la quantité d'air disponible, menant à une combustion de mauvaise qualité.
Enfin, il est essentiel de vérifier l'état du système d'échappement lui-même. Un catalyseur bouché ou un filtre à particules (FAP) saturé peut créer une contre-pression excessive, affectant la combustion et provoquant l'émission de fumée noire. Ces composants, conçus pour traiter les gaz d'échappement, peuvent devenir eux-mêmes une source de problèmes s'ils ne sont pas entretenus.
Solutions pour une combustion optimisée
La première action à entreprendre est un contrôle minutieux du système d'admission d'air. Nettoyer ou remplacer le filtre à air est une étape simple et économique. Si le problème persiste, il faudra inspecter les durites d'admission pour détecter d'éventuelles fuites. Ensuite, un diagnostic du système d'injection s'impose. Un nettoyage des injecteurs, parfois réalisable par des additifs spécifiques ou par ultrasons, peut suffire. Dans les cas plus graves, le remplacement des injecteurs défectueux devient nécessaire.
Le bon fonctionnement du turbo est également critique. Un contrôle de sa pression et de sa géométrie variable peut révéler des dysfonctionnements. L'entretien régulier du système de dépollution (FAP, catalyseur) est aussi fondamental. Un FAP encrassé peut nécessiter une régénération forcée par un professionnel, voire un remplacement s'il est trop endommagé. L'utilisation d'un carburant de bonne qualité et des vidanges régulières avec une huile appropriée contribuent également à maintenir une combustion propre.
Une fumée noire excessive est souvent le signe d'un apport d'air insuffisant ou d'une mauvaise pulvérisation du carburant, des problèmes corrigibles par un entretien ciblé.
Perte de puissance : quand le moteur s'essouffle
La perte de puissance, souvent ressentie lors des accélérations ou en côte, est une autre plainte fréquente concernant le moteur 1.7 dci 120. Ce sentiment que le moteur peine à délivrer son couple habituel peut avoir diverses origines, allant de l'électronique à des défaillances mécaniques plus sérieuses. Il est important d'identifier la cause précise pour ne pas laisser le problème s'aggraver, ce qui pourrait, par exemple, affecter le bon fonctionnement d'un moteur Renault 1.2 tce problème qui est une autre motorisation.
Identifier les origines de la perte de performance
Comme pour la fumée noire, un apport d'air insuffisant est un coupable majeur. Un débitmètre d'air encrassé ou défaillant peut envoyer de mauvaises informations au calculateur, qui ajuste alors mal la quantité de carburant injectée. Le résultat est une combustion moins efficace et donc une perte de puissance notable. Le turbo joue également un rôle prépondérant dans la puissance d'un moteur diesel. Si le turbo ne monte pas en pression correctement, par exemple à cause d'une fuite sur une durite de suralimentation, d'un actuateur de turbo défectueux, ou d'un encrassement des ailettes de la géométrie variable, le moteur manquera de souffle.
Le système d'alimentation en carburant est aussi une source potentielle de problèmes. Une pompe à carburant fatiguée ou un filtre à gazole obstrué ne parviendront pas à fournir la quantité de carburant nécessaire sous la pression adéquate. Les injecteurs qui ne délivrent plus la bonne quantité de carburant ou dont la pulvérisation est dégradée auront un impact direct sur la performance moteur. Les capteurs moteur, comme la sonde lambda ou la sonde de pression de suralimentation, peuvent également envoyer des informations erronées, perturbant la gestion moteur.
Enfin, l'usure mécanique générale peut contribuer à une perte de puissance. Un embrayage qui patine, bien que n'étant pas un problème moteur direct, peut donner cette impression de puissance perdue. Une compression moteur insuffisante dans les cylindres, due à des segments usés ou des soupapes mal étanches, réduira mécaniquement la capacité du moteur à produire de la force.
Stratégies pour retrouver la pleine puissance
Pour remédier à ces soucis, une approche systématique est recommandée. Vérifiez l'état du filtre à air et du filtre à gazole ; leur remplacement est souvent une solution simple et économique. Un diagnostic électronique permettra de lire les codes défauts mémorisés par le calculateur, fournissant des pistes précieuses sur les capteurs ou les actionneurs défaillants. Le nettoyage du débitmètre d'air massique (MAF) avec un produit spécifique peut parfois suffire à rétablir son bon fonctionnement.
Il est impératif de contrôler l'intégrité du circuit de suralimentation : vérifier l'absence de fuites sur les durites et le bon fonctionnement du turbo. Si les injecteurs sont suspectés, un test de retour et une vérification de leur pulvérisation sont nécessaires. Si un problème d'embrayage est identifié, son remplacement s'imposera. Pour les soucis de compression, une mesure directe de la compression des cylindres par un professionnel est le seul moyen de diagnostiquer l'usure mécanique interne.
Avant de remplacer des pièces coûteuses comme le turbo ou les injecteurs, assurez-vous que l'ensemble des éléments périphériques (admission, échappement, alimentation) sont en parfait état de fonctionnement.
Bruits mécaniques suspects : écouter son moteur
Les bruits inhabituels émanant du moteur 1.7 dci 120 sont une source d'inquiétude légitime pour tout propriétaire. Qu'il s'agisse d'un claquement, d'un sifflement, d'un grincement ou d'un ronflement anormal, ces sons sont les indicateurs d'un composant qui travaille différemment de d'habitude, voire qui est sur le point de céder. Les ignorer pourrait entraîner des dommages plus graves et coûteux, comme cela peut arriver avec un problème dacia duster 1.5 dci 110, une autre motorisation populaire.
Décrypter les différents types de bruits
Un claquement, surtout s'il augmente avec le régime moteur, peut signaler un problème de jeu excessif au niveau des poussoirs hydrauliques, des bielles (coussinets de bielle usés) ou du vilebrequin. Un bruit de cognement sourd peut indiquer une usure plus profonde. Un sifflement aigu, qui peut ressembler à celui d'une turbine, est souvent lié au turbo. Il peut survenir lors de l'accélération, signe que le turbo commence à fatiguer ou qu'il y a une fuite sur le circuit de suralimentation.
Les grincements peuvent provenir de la courroie d'accessoires, si elle est détendue, usée ou si l'un de ses galets (tendur, enrouleur) est défectueux. Un bruit de ronflement, parfois grave, peut être le signe d'un roulement de roue ou d'un roulement de transmission qui commence à fatiguer, mais s'il semble provenir du moteur, il pourrait indiquer un problème avec une poulie, la pompe de direction assistée ou la pompe à eau.
Les moteurs diesel sont réputés pour leurs vibrations et leurs bruits caractéristiques. Cependant, tout changement dans la tonalité ou l'apparition de nouveaux sons doit alerter. Par exemple, un bruit de frottement métallique peut signaler une pièce qui touche là où elle ne devrait pas, ou un déréglage d'un composant.
Maintenir la sérénité acoustique du moteur
La première défense contre les bruits mécaniques est un entretien régulier et rigoureux. Le changement périodique de l'huile moteur et du filtre à huile est fondamental pour lubrifier correctement toutes les pièces et réduire les frottements. Un niveau d'huile bas est une cause fréquente de bruits anormaux et d'usure prématurée.
Lors des révisions, faites vérifier l'état de la courroie d'accessoires et de ses galets. Un simple remplacement de courroie ou de galet peut résoudre un grincement persistant. Les systèmes de suralimentation, y compris le turbo, nécessitent une attention particulière. Une écoute attentive lors des montées en régime peut aider à détecter un sifflement anormal avant qu'il ne devienne un problème grave.
Pour les claquements potentiels, le suivi des intervalles de vidange et l'utilisation d'une huile moteur de qualité adaptée aux spécifications du constructeur sont essentiels. Si des bruits suspects apparaissent, ne tardez pas à consulter un professionnel. Un diagnostic précoce permet souvent d'éviter des réparations lourdes. Parfois, le simple resserrage d'un support moteur défectueux ou le remplacement d'une pièce de petite taille peut éliminer un bruit agaçant.
Utilisez un stéthoscope mécanique pour localiser précisément la source d'un bruit suspect. C'est un outil simple qui peut faire gagner beaucoup de temps au mécanicien.
Problèmes de démarrage : le moteur refuse de coopérer
Le moment de démarrer son véhicule est censé être un geste anodin. Lorsque le moteur 1.7 dci 120 tousse, peine à prendre ou refuse carrément de démarrer, cela génère une frustration immédiate et une interrogation : « Pourquoi mon moteur ne démarre-t-il pas ? » Ce symptôme, bien que désagréable, est généralement lié à un ou plusieurs composants essentiels qui ne remplissent plus leur rôle.
Analyse des causes de non-démarrage
Les causes de problèmes de démarrage sont multiples et touchent souvent des systèmes clés du moteur. Le système de préchauffage, vital pour les moteurs diesel par temps froid, est un suspect fréquent. Si les bougies de préchauffage sont usées ou si le boîtier de préchauffage est défaillant, le démarrage par temps frais peut devenir impossible. Le voyant de préchauffage qui ne s'allume pas ou s'éteint trop rapidement est un indice.
Le système d'alimentation en carburant est une autre source majeure de difficultés. Un filtre à gazole complètement bouché empêche le carburant d'atteindre la pompe d'injection. La pompe de gavage dans le réservoir, si elle est défaillante, ne parviendra pas à amener le carburant jusqu'à la pompe haute pression. La pompe haute pression elle-même, si elle est usée, peut ne plus générer la pression nécessaire pour l'injection. Les injecteurs bloqués ou encrassés peuvent également empêcher le démarrage, même si la pression est correcte.
Le système électrique est également un coupable potentiel. Une batterie faible ou déchargée est la raison la plus évidente, mais pas la seule. Des connexions électriques corrodées ou desserrées au niveau de la batterie, des démarreurs ou des circuits d'allumage peuvent interrompre le flux d'énergie. Le démarreur lui-même peut être défectueux, tournant lentement ou pas du tout.
Enfin, les problèmes liés à l'air peuvent affecter le démarrage. Si le système anti-pollution, comme le problème renault arkana problème de vanne EGR encrassée, obstrue le flux d'air ou recycle trop de gaz d'échappement, cela peut compliquer le démarrage, surtout à froid. Dans certains cas, la présence d'air dans le circuit de carburant, due à une micro-fuite sur les durites ou les raccords, peut empêcher le moteur de se lancer.
Stratégies pour un redémarrage réussi
La première vérification concerne toujours la batterie : son état de charge et la propreté de ses cosses. Si la batterie est ancienne, son remplacement peut être nécessaire. Un diagnostic du système de préchauffage est ensuite recommandé, avec un test des bougies et du boîtier de commande. L'état du filtre à gazole doit être contrôlé ; son remplacement est une maintenance préventive essentielle.
Il est souvent judicieux de faire vérifier la pression de carburant par un professionnel pour s'assurer que la pompe haute pression fonctionne correctement. Un nettoyage des injecteurs peut parfois résoudre le problème. Si le système d'injection est suspecté, un contrôle complet du système, y compris des capteurs, est indispensable. Les problèmes de démarreur ou de système électrique nécessitent des tests spécifiques avec un multimètre et potentiellement le démontage de pièces pour inspection.
Dans le cas de problèmes liés à l'air ou à la vanne EGR, un nettoyage ou un décalaminage du moteur peut être bénéfique. Si vous suspectez une prise d'air dans le circuit de carburant, il faut rechercher méticuleusement les fuites sur toutes les connexions. L'utilisation d'un produit de démarrage (type éther) est une solution de secours temporaire, mais elle ne règle pas la cause sous-jacente.
Gestion de l'électronique et des capteurs
Les moteurs modernes comme le 1.7 dci 120 sont fortement dépendants de l'électronique et d'une multitude de capteurs pour fonctionner de manière optimale. Le moindre dysfonctionnement d'un capteur ou d'un module électronique peut entraîner une cascade de problèmes, affectant les performances, la consommation de carburant, ou même empêchant le véhicule de démarrer. Ces soucis sont souvent subtils et difficiles à diagnostiquer sans l'équipement adéquat.
Les capteurs clés et leurs rôles
Le débitmètre d'air massique (MAF) mesure la quantité d'air entrant dans le moteur. Une valeur erronée perturbe le calcul de la quantité de carburant à injecter. La sonde de pression de suralimentation (MAP) contrôle la pression générée par le turbo ; un défaut peut entraîner une sur- ou sous-pression, impactant la puissance. Le capteur de position du vilebrequin (CKP) et le capteur de position de l'arbre à cames (CMP) sont cruciaux pour le calage de l'injection et l'allumage.
La sonde lambda (ou sonde à oxygène) mesure la teneur en oxygène des gaz d'échappement pour ajuster le mélange air-carburant. Son dysfonctionnement peut augmenter la consommation et les émissions polluantes. La vanne EGR (recirculation des gaz d'échappement), bien que mécanique dans son principe, est contrôlée électroniquement ; son encrassement ou son mauvais fonctionnement peut provoquer des ratés, une perte de puissance ou un allumage du voyant moteur.
Le calculateur moteur (ECU) est le cerveau de tout cela. Il reçoit les informations de tous les capteurs et commande les actionneurs (injecteurs, turbo, etc.). Un problème sur le calculateur lui-même, bien que rare, peut paralyser le moteur. Les systèmes de dépollution, tels que le filtre à particules (FAP), sont également surveillés par des capteurs de pression différentielle.
Diagnostiquer et résoudre les problèmes électroniques
Le principal outil pour diagnostiquer les problèmes électroniques est la valise de diagnostic OBD-II. Cet appareil se connecte au port de diagnostic du véhicule et permet de lire les codes défauts enregistrés par le calculateur moteur. Ces codes fournissent des indications précises sur le composant ou le circuit défaillant.
Une fois le code défaut identifié, un mécanicien peut procéder à des vérifications plus poussées. Par exemple, un code lié au débitmètre peut nécessiter un test de la valeur mesurée par le capteur en temps réel lors du fonctionnement du moteur. Si le capteur est défectueux, un nettoyage peut parfois suffire, mais plus souvent, son remplacement est requis. Il en va de même pour la sonde MAP ou les sondes lambda.
Pour les capteurs de position (vilebrequin, arbre à cames), un défaut peut entraîner un arrêt moteur brutal ou l'impossibilité de démarrer. Le remplacement de ces capteurs est généralement la solution. Si le problème concerne la vanne EGR, elle peut être nettoyée, mais si elle est grippée ou défectueuse, un remplacement peut s'avérer nécessaire. Le remplacement d'un calculateur moteur est une opération plus complexe et coûteuse, nécessitant une reprogrammation spécifique.
Il est essentiel de faire appel à un professionnel qualifié pour le diagnostic électronique, car l'interprétation des codes défauts et la pertinence des tests à effectuer demandent une expertise pointue. Tenter de remplacer des pièces au hasard sans un diagnostic précis peut s'avérer une perte d'argent et de temps.
Le filtre à particules (FAP) : un point sensible sur les diesels
Le filtre à particules (FAP), également connu sous le nom de filtre à suies, est un composant essentiel des véhicules diesel modernes, y compris ceux équipés du moteur 1.7 dci 120. Sa fonction est de capturer les particules fines (suies) émises lors de la combustion du diesel afin de réduire la pollution. Cependant, c'est aussi une source fréquente de problèmes s'il n'est pas correctement entretenu ou si le véhicule n'est pas utilisé de manière adéquate.
Comprendre le fonctionnement et les problèmes du FAP
Le FAP se remplit progressivement de suies. Pour éviter qu'il ne se bouche complètement, le système de gestion moteur déclenche périodiquement une régénération. Ce processus consiste à augmenter la température des gaz d'échappement, généralement en injectant une petite quantité de carburant supplémentaire, pour brûler les suies accumulées et les transformer en cendres. Un cycle de régénération nécessite que le moteur atteigne une certaine température et roule à une vitesse constante pendant une durée suffisante.
Les problèmes surviennent lorsque ces cycles de régénération sont interrompus trop fréquemment. Si le véhicule est principalement utilisé pour de courts trajets urbains, le moteur n'atteint jamais la température nécessaire pour que la régénération s'achève. Le FAP se sature alors plus rapidement. Lorsque le niveau de saturation du FAP atteint un seuil critique, le calculateur moteur allume un voyant d'alerte, indiquant un problème. Si rien n'est fait, cela peut mener à une perte de puissance, voire empêcher le véhicule de démarrer.
Les causes de saturation peuvent aussi être liées à d'autres composants du système de dépollution. Par exemple, une vanne EGR défectueuse, un turbo qui ne fonctionne pas correctement, des injecteurs qui pulvérisent mal, ou même une fuite sur le système d'admission peuvent contribuer à une production excessive de suies, saturant le FAP plus vite que prévu.
Maintenir le FAP en bon état de fonctionnement
La première règle pour préserver votre FAP est d'adapter votre conduite. Si vous faites majoritairement de petits trajets, essayez, dans la mesure du possible, de faire un trajet plus long une fois par semaine, en maintenant le moteur à un régime soutenu sur voie rapide (autoroute, 4 voies) pendant au moins 30 minutes. Cela permet à la régénération du FAP de s'effectuer correctement.
Un entretien régulier incluant le remplacement du filtre à air, du filtre à gazole et de l'huile moteur avec une huile conforme aux normes constructeur (souvent des huiles à faible teneur en cendres, type "low SAPS") est essentiel. Ces éléments influencent la qualité de la combustion et donc la quantité de suies produites.
Si le voyant du FAP s'allume, ne l'ignorez pas. Suivez les instructions du manuel du propriétaire, qui peut suggérer de rouler à une vitesse soutenue pendant un certain temps. Si le voyant persiste, une visite chez un professionnel est impérative. Celui-ci pourra effectuer une régénération forcée à l'aide d'un outil de diagnostic. Si le FAP est trop colmaté, un nettoyage professionnel peut être une solution. Dans les cas extrêmes, le remplacement du FAP est l'unique option, ce qui représente un coût conséquent.
Prévention et entretien : les clés d'une longévité accrue
La meilleure approche face aux problèmes du moteur 1.7 dci 120, comme pour toute motorisation, est la prévention. Un entretien scrupuleux et une conduite adaptée sont les garants d'une longévité accrue et permettent d'éviter bien des désagréments coûteux. Ignorer l'entretien, c'est ouvrir la porte aux défaillances.
Les piliers d'un entretien préventif efficace
Le respect strict du carnet d'entretien du constructeur est non négociable. Cela signifie respecter les intervalles de vidange d'huile moteur, de remplacement des filtres (huile, air, gazole, habitacle) et de la courroie de distribution ou d'accessoires selon les préconisations. L'utilisation d'une huile moteur de qualité, répondant aux normes spécifiques du 1.7 dci 120, est fondamentale pour la lubrification et le refroidissement des pièces mécaniques.
Le système de refroidissement doit également être surveillé. Une purge et un remplacement du liquide de refroidissement aux intervalles préconisés évitent la surchauffe et la corrosion interne du moteur. Les bougies de préchauffage, les injecteurs, le turbo et la vanne EGR méritent une attention particulière lors des révisions. Des contrôles visuels réguliers de l'absence de fuites (huile, liquide de refroidissement, carburant) sont également de mise.
Il est conseillé de vérifier périodiquement l'état des différentes courroies et galets, ainsi que l'état des pneumatiques et la pression de ceux-ci, car une usure irrégulière des pneus peut parfois masquer des problèmes de suspension ou de parallélisme qui affectent indirectement la consommation et le comportement du véhicule.
Adopter une conduite respectueuse du moteur
La manière dont vous conduisez votre véhicule a un impact direct sur la santé de votre moteur. Évitez les démarrages à froid en pleine accélération. Laissez le moteur monter doucement en température avant de solliciter toute sa puissance. Une fois le trajet terminé, surtout après une période de sollicitation intense (autoroute, conduite sportive), il est bon de laisser le moteur tourner au ralenti quelques instants avant de couper le contact, notamment pour permettre au turbo de refroidir correctement.
Évitez les trajets trop courts et répétés qui ne permettent pas au moteur et aux systèmes de dépollution (comme le FAP) d'atteindre leur température de fonctionnement optimale. Si c'est votre usage principal, essayez d'intégrer, au moins une fois par semaine, un trajet plus long à vitesse soutenue. Maintenez une allure raisonnable et évitez les sur-régimes inutiles.
Une conduite souple, anticipant les ralentissements et les feux, permet de moins solliciter les freins et le moteur, réduisant ainsi l'usure générale et la consommation de carburant. Soyez attentif aux moindres changements : un bruit suspect, une odeur inhabituelle, une variation de la consommation, ou un voyant allumé sur le tableau de bord doivent inciter à une vérification rapide. N'oubliez pas que les différents moteurs du groupe Renault, comme le scenic 3 1.5 dci 110 problème ou le scénic 4 1.6 dci 130 problème, partagent des logiques d'entretien similaires.
Utilisez un nettoyant injecteurs tous les 20 000 à 30 000 km, surtout si vous faites beaucoup de petits trajets. C'est un investissement modique qui peut prévenir de nombreux soucis.
