Le cœur du sujet : qu'est-ce que le moteur 1.2 TCE ?

Le moteur 1.2 TCE, souvent rencontré sous différentes appellations selon les marques du groupe Renault-Nissan-Mitsubishi, est un bloc propulseur qui a marqué une transition importante dans la stratégie des constructeurs vers des moteurs plus efficients et moins émetteurs de CO2, tout en conservant des performances appréciables. Il s'agit d'un moteur à essence de petite cylindrée (1.2 litre) doté d'un turbocompresseur, d'où la dénomination "TCE" qui signifie "Turbo Control Efficiency". Cette technologie vise à optimiser le rapport entre la consommation de carburant, les émissions polluantes et la puissance délivrée, un équilibre souvent difficile à atteindre pour les moteurs traditionnels à aspiration naturelle.

Contrairement aux moteurs atmosphériques dont la puissance dépend directement de la cylindrée et du régime moteur, le moteur 1.2 TCE utilise un turbocompresseur pour forcer plus d'air dans les cylindres. Cela permet d'obtenir, pour une cylindrée donnée, une puissance supérieure à celle d'un moteur conventionnel, tout en maintenant une consommation de carburant contenue, surtout à des régimes de conduite courants. Cette approche a permis de remplacer avantageusement des blocs plus anciens et plus gourmands, comme certains 1.6 litre atmosphérique, tout en offrant une expérience de conduite plus dynamique. C'est donc une conception qui cherche à marier l'agilité d'un petit moteur avec la force d'un plus gros.

  • Technologie essence turbocompressée.
  • Optimise puissance et efficacité énergétique.
  • Conçu pour remplacer des moteurs atmosphériques plus gros.
  • Dénomination "TCE" pour "Turbo Control Efficiency".

L'essor des moteurs TCE s'inscrit dans une démarche plus globale de réduction de l'empreinte écologique de l'automobile, tout en répondant aux attentes des conducteurs en matière de souplesse et de disponibilité de la puissance. Le 1.2 TCE a ainsi trouvé sa place sous le capot de nombreux modèles, des citadines aux berlines compactes, voire certains SUV, démontrant ainsi sa polyvalence. Comprendre son fonctionnement est donc essentiel pour apprécier pleinement ses atouts et pour déconstruire certaines idées préconçues qui peuvent circuler à son sujet.

Au fil des ans, ce moteur a connu diverses évolutions, notamment en termes de normes antipollution (Euro 5, Euro 6) et d'intégration de technologies visant à améliorer encore son rendement, comme l'injection directe ou des systèmes de distribution variable. Ces améliorations continues témoignent d'une volonté de maintenir ce bloc compétitif face aux nouvelles générations de motorisations hybrides ou à des concurrents directs.

Les principes techniques derrière le 1.2 TCE

Au cœur du fonctionnement du moteur 1.2 TCE se trouve le principe de la suralimentation par turbocompresseur. Imaginez un petit moulin à vent, mais au lieu de capter le vent, il utilise la force des gaz d'échappement du moteur. Ces gaz, qui seraient autrement perdus, entraînent une turbine. Cette turbine est reliée par un axe à un autre élément : un compresseur. Le compresseur aspire l'air ambiant et le comprime avant de le renvoyer dans les cylindres du moteur. Ce volume d'air plus dense et plus riche en oxygène permet une combustion plus complète et donc une augmentation significative de la puissance et du couple, sans nécessiter une cylindrée plus importante.

Cette technologie "Turbo Control Efficiency" ne se limite pas à un simple turbo. Elle intègre une gestion électronique sophistiquée qui ajuste en permanence la pression du turbo en fonction des besoins du conducteur et des conditions de conduite. Le système de gestion moteur analyse des paramètres comme la position de la pédale d'accélérateur, le régime moteur, la température et la pression atmosphérique pour moduler la suralimentation. L'objectif est d'éviter le "temps de réponse" du turbo (le fameux turbo lag) qui était caractéristique des anciens turbocompresseurs, et d'offrir une réponse quasi instantanée à la sollicitation de l'accélérateur, rendant le moteur plus réactif et agréable au quotidien.

L'injection directe et la distribution variable

Pour accompagner cette suralimentation, le moteur 1.2 TCE fait souvent appel à l'injection directe d'essence. Au lieu d'injecter le carburant dans le collecteur d'admission, il est pulvérisé directement dans la chambre de combustion. Cette méthode permet un contrôle beaucoup plus précis de la quantité de carburant injectée et de son moment d'injection, optimisant ainsi la combustion pour chaque cycle. Cela contribue à réduire la consommation, à diminuer les émissions polluantes, et à améliorer le rendement global du moteur. L'injection directe permet également de mieux gérer la température de la chambre de combustion, ce qui est crucial pour un moteur suralimenté.

La distribution variable est une autre technologie clé souvent présente. Elle permet d'adapter le moment d'ouverture et de fermeture des soupapes (admission et échappement) en fonction du régime moteur et de la charge. Par exemple, à bas régime, les soupapes peuvent s'ouvrir et se fermer de manière à optimiser le couple et la souplesse, tandis qu'à haut régime, elles seront synchronisées pour maximiser la puissance. Cette optimisation constante de la respiration du moteur est fondamentale pour exploiter tout le potentiel du turbocompresseur et maintenir l'efficacité sur une large plage de fonctionnement.

Ces innovations technologiques, lorsqu'elles sont combinées, transforment un petit moteur de 1.2 litre en une unité capable de rivaliser avec des moteurs de cylindrée supérieure, tout en offrant des avantages en termes de consommation et d'émissions.

Il est important de noter que le terme "TCE" peut aussi être appliqué à d'autres cylindrées (comme le 0.9 TCE ou le 1.0 TCE), mais la philosophie reste la même : utiliser la suralimentation pour améliorer l'efficience.

Fiabilité et idées reçues : démêler le vrai du faux

Lorsqu'un moteur gagne en complexité technologique, comme c'est le cas avec le 1.2 TCE et sa suralimentation, son système d'injection directe et sa distribution variable, il est naturel que des interrogations sur sa fiabilité émergent. Historiquement, les moteurs turbocompressés ont parfois souffert d'une réputation moins robuste que leurs homologues atmosphériques, en raison de contraintes mécaniques accrues et de la présence de composants plus sensibles comme le turbo lui-même. Cependant, le moteur 1.2 TCE a bénéficié des avancées considérables dans la conception des turbos et des matériaux, ainsi que dans la gestion électronique.

L'une des idées reçues les plus persistantes concerne la fragilité intrinsèque des moteurs essence turbocompressés. Il est vrai que leur fonctionnement sous pression impose des contraintes supplémentaires, notamment sur le système de lubrification et le refroidissement. Une utilisation négligente, un entretien insuffisant ou l'utilisation d'huiles non adaptées peuvent effectivement prématurément user les composants, en particulier le turbo. Cependant, avec un entretien régulier et scrupuleux, et une conduite respectueuse (notamment en évitant de solliciter le moteur à froid ou de couper le moteur immédiatement après un trajet à rythme soutenu), le moteur 1.2 TCE peut se montrer tout à fait fiable.

Les points d'attention spécifiques au 1.2 TCE

Certains propriétaires ont rapporté des soucis liés à l'encrassement de la vanne EGR (sur les versions Diesel et parfois sur les essences plus anciens) ou à des problèmes de consommation d'huile sur certaines séries. Ces phénomènes peuvent survenir, mais ils ne sont pas systématiques et sont souvent liés à des facteurs d'utilisation ou à un manque d'entretien. Par exemple, une consommation d'huile peut être accentuée par des trajets courts et répétés qui favorisent la formation de boues et l'usure prématurée des segments, ou par une huile de mauvaise qualité qui ne supporte pas les contraintes thermiques du turbo.

La clé de la longévité d'un moteur 1.2 TCE, comme pour tout moteur moderne, réside dans la qualité de son entretien. Il est crucial de respecter scrupuleusement les intervalles de vidange préconisés par le constructeur et d'utiliser une huile moteur de haute qualité, spécifiquement homologuée pour ce type de motorisation turbocompressée et à injection directe. Ces huiles sont formulées pour résister aux hautes températures et aux contraintes de cisaillement générées par le turbo.

Les changements de filtres (huile, air, carburant) doivent également être effectués selon les recommandations. Un filtre à air encrassé, par exemple, peut limiter l'apport d'air frais au turbo, tandis qu'un filtre à huile usé ou de mauvaise qualité peut compromettre la lubrification du turbo, son point le plus sensible. De même, le système de refroidissement doit être maintenu en parfait état, car une surchauffe peut avoir des conséquences désastreuses sur le turbo et la culasse.

Il est également conseillé, lors des trajets prolongés à haute vitesse, de laisser le moteur tourner au ralenti quelques instants avant de le couper. Cela permet au turbo, qui tourne à très grande vitesse et atteint des températures élevées, de ralentir progressivement et de se refroidir, évitant ainsi la cokéfaction de l'huile résiduelle dans ses paliers. Cette simple précaution peut considérablement prolonger la durée de vie du turbocompresseur.

Les moteurs suralimentés exigent une attention particulière à l'entretien, mais les progrès technologiques ont rendu le 1.2 TCE largement aussi fiable que les anciens moteurs atmosphériques, à condition de respecter les bonnes pratiques.

En résumé, plutôt que de considérer le 1.2 TCE comme intrinsèquement moins fiable, il faut le voir comme un moteur qui demande une compréhension et un entretien adaptés à sa technologie. Les nombreux kilomètres parcourus par des véhicules équipés de ce bloc témoignent de son potentiel de durabilité lorsqu'il est bien traité.

Les avantages concrets du 1.2 TCE pour le conducteur

L'adoption du moteur 1.2 TCE par de nombreux constructeurs n'est pas le fruit du hasard. Cette motorisation offre une série d'avantages tangibles pour le conducteur, qui vont bien au-delà des simples chiffres de performance ou de consommation. L'un des bénéfices les plus immédiats est la sensation de puissance disponible. Grâce à son turbocompresseur, ce moteur délivre un couple moteur conséquent dès les bas régimes, rendant les accélérations plus franches et les reprises plus aisées, que ce soit en ville ou sur route.

Imaginez vous retrouver derrière un véhicule lent sur une route départementale. Avec un moteur atmosphérique de cylindrée équivalente, vous pourriez être tenté de monter dans les tours pour dépasser, une manœuvre parfois stressante et bruyante. Le 1.2 TCE, lui, permet souvent de dépasser en toute sécurité en appuyant simplement sur l'accélérateur, sans avoir à rétrograder excessivement. Cette souplesse réduit la fatigue du conducteur et rend les trajets plus fluides et plus sécurisants, car elle offre une réserve de puissance précieuse pour les dépassements.

Une consommation maîtrisée dans la vie réelle

L'appellation "Turbo Control Efficiency" n'est pas qu'un slogan marketing. Le moteur 1.2 TCE a été conçu pour offrir un excellent compromis entre performance et sobriété. Dans des conditions de conduite courantes, notamment sur parcours mixtes ou autoroutiers à vitesse stabilisée, la petite cylindrée associée à l'efficacité du turbo permet de réaliser des économies de carburant notables par rapport à des moteurs de plus grosse cylindrée. Cela se traduit par un budget carburant réduit sur le long terme.

Bien sûr, la consommation réelle dépendra toujours du style de conduite. Une sollicitation excessive et constante du turbo, par exemple lors de conduite sportive, entraînera une surconsommation. Cependant, pour un usage quotidien raisonnable, le 1.2 TCE se montre particulièrement efficient. Il permet de profiter d'une puissance souvent supérieure à celle de certains 1.4 ou 1.6 litre atmosphériques, tout en affichant des consommations plus proches de celles d'un 1.0 ou 1.2 litre atmosphérique, voire meilleures.

Le bénéfice principal pour le conducteur est donc un plaisir de conduire accru grâce à la réactivité et à la souplesse du moteur, couplé à une tranquillité d'esprit liée à une consommation de carburant maîtrisée.

De plus, en termes de taxes et d'assurance, une cylindrée plus petite et des émissions de CO2 généralement plus basses (grâce à l'efficience de la technologie) peuvent se traduire par des coûts d'immatriculation et d'assurance moindres, selon la législation en vigueur dans le pays du propriétaire. Ces aspects financiers ajoutent à l'attrait global de cette motorisation pour de nombreux acheteurs.

Variantes et évolutions du moteur TCE

Le moteur 1.2 TCE n'est pas un bloc monolithique ; il a évolué et s'est décliné en plusieurs versions pour s'adapter aux exigences changeantes des normes environnementales et aux besoins spécifiques des différents modèles de véhicules. Ces évolutions visent principalement à améliorer l'efficience, à réduire les émissions polluantes et à adapter la puissance et le couple aux caractéristiques des voitures qu'il équipe. On peut distinguer plusieurs grandes familles ou générations de ce moteur.

Initialement, le 1.2 TCE était souvent proposé dans des variantes de puissance allant d'environ 100 à 130 chevaux, selon les applications. Par exemple, on pouvait le trouver en version 1.2 TCE 100, 1.2 TCE 115, ou encore 1.2 TCE 130. Ces différentes puissances étaient obtenues par des réglages électroniques distincts, des pressions de suralimentation variables, et parfois des différences au niveau de l'injection ou de la conception interne du moteur. Cette flexibilité permettait aux constructeurs de proposer une offre adaptée à différents segments de marché, des petites citadines polyvalentes aux berlines plus familiales.

De l'Euro 5 à l'Euro 6 et au-delà

L'une des évolutions majeures a été l'adaptation du moteur pour répondre aux normes antipollution successives. Les versions initiales étaient conformes aux normes Euro 5. Pour passer à la norme Euro 6, des améliorations ont été nécessaires, souvent centrées sur une optimisation plus poussée de la combustion, l'intégration de systèmes de dépollution plus performants (comme des filtres à particules sur certains moteurs essence pour répondre aux normes les plus récentes, bien que moins courant sur les 1.2 TCE que sur des blocs plus gros ou des Diesel), et une gestion électronique encore plus précise. Ces adaptations ont parfois pu légèrement modifier les caractéristiques de puissance ou de couple, mais toujours dans le but d'améliorer l'efficience globale.

Parallèlement, le groupe Renault a développé d'autres motorisations TCE basées sur une philosophie similaire, mais avec des cylindrées différentes. On retrouve ainsi le 0.9 TCE, un petit trois cylindres destiné aux citadines, et plus récemment le 1.0 TCE, également un trois cylindres, souvent proposé en versions 90 chevaux (1.0 TCE 90). Ces moteurs ont bénéficié de l'expérience acquise avec le 1.2 TCE, en reprenant certaines de ses technologies mais en les adaptant à une architecture différente pour répondre à des besoins encore plus spécifiques en matière de réduction des émissions et de consommation.

Le moteur 1.2 TCE a servi de banc d'essai et de base technologique pour le développement des générations futures de moteurs essence turbocompressés du groupe, comme les 1.0 TCE 90, démontrant ainsi sa pertinence et sa capacité à innover.

Il est également intéressant de noter que certains moteurs diesel, comme le 1.5 dCi (souvent rencontré dans le Kangoo 1.5 dCi ou sur des Clio 3 1.5 dCi), ont bénéficié d'évolutions similaires en matière de suralimentation et d'injection pour gagner en efficacité, même s'ils appartiennent à une technologie différente. De même, des blocs comme le 1.6 dCi 130 ont représenté des avancées dans le domaine du diesel performant et efficient.

En somme, le 1.2 TCE est une famille de moteurs qui a su évoluer, s'adapter et même inspirer le développement d'autres motorisations, prouvant sa capacité à rester pertinent dans un paysage automobile en constante mutation.

Comparaison : le 1.2 TCE face à d'autres motorisations

Pour apprécier pleinement la valeur du moteur 1.2 TCE, il est utile de le comparer à d'autres types de motorisations que l'on retrouve fréquemment sur le marché automobile. Cette mise en perspective permet de mieux comprendre ses forces et ses faiblesses relatives, et d'aider les conducteurs à faire un choix éclairé en fonction de leurs besoins.

Face aux moteurs atmosphériques de cylindrée équivalente (comme un 1.4 ou 1.6 litre), le 1.2 TCE offre généralement un avantage notable en termes de couple à bas régime et de puissance maximale. Cela se traduit par une conduite plus souple et réactive, particulièrement appréciable en ville et lors des dépassements. En théorie, un moteur atmosphérique peut être moins sujet à certaines pannes liées au turbo, mais sa consommation est souvent plus élevée, surtout lors des sollicitations.

Comparaison avec les petits moteurs turbocompressés (3 cylindres)

Le 1.2 TCE se compare aussi aux plus récents moteurs trois cylindres turbocompressés, tels que le 1.0 TCE 90. Ces derniers sont encore plus optimisés pour la réduction de la consommation et des émissions, notamment grâce à leur architecture à trois cylindres plus légère et moins gourmande en friction. Cependant, le 1.2 TCE, souvent quatre cylindres, peut offrir une sensation de fonctionnement plus doux et moins de vibrations, ainsi qu'une plage de puissance potentiellement plus large ou plus disponible, selon les réglages. Les performances pures peuvent varier, mais le 1.2 TCE conserve une place de choix pour ceux qui privilégient un équilibre entre puissance, souplesse et discrétion de fonctionnement.

Au regard des moteurs Diesel (comme le 1.5 dCi ou le 1.6 dCi 130), la comparaison est plus subtile. Les moteurs Diesel turbocompressés offrent généralement un couple supérieur à très bas régime, une consommation de carburant moindre sur longs parcours, et une longévité mécanique réputée. Cependant, les moteurs essence comme le 1.2 TCE sont souvent plus silencieux, vibrent moins, ont un coût d'achat potentiellement inférieur, et sont mieux adaptés à une utilisation urbaine et à des trajets courts où le Diesel peut rencontrer des problèmes d'encrassement de filtre à particules. Les coûts d'entretien, notamment sur les systèmes antipollution complexes du Diesel moderne, peuvent aussi varier.

Un tableau comparatif peut aider à visualiser ces différences :

Critère Moteur 1.2 TCE (Essence Turbo) Moteur Atmosphérique (Essence) Moteur Diesel Turbo (ex: 1.5 dCi) Moteur 3 Cylindres Turbo (ex: 1.0 TCE 90)
Couple bas régime Bon à très bon Moyen Excellent Bon
Puissance maximale Bon à très bon Moyen à bon Bon Moyen à bon
Consommation (usage mixte) Bonne Moyenne à bonne Très bonne (surtout route) Très bonne
Souplesse / Reprises Très bonne Moyenne Bonne (surtout Diesel) Bonne
Coût d'entretien (potentiel) Standard + entretien turbo Standard Potentiel plus élevé (FAP, injecteurs) Standard + entretien turbo
Agrément sonore Bon Bon Moins bon (vibrations, bruit) Peut vibrer plus

Le moteur 1.2 TCE se positionne ainsi comme un excellent compromis, offrant des performances et une souplesse supérieures à celles des moteurs atmosphériques, une meilleure sobriété que certains anciens moteurs de cylindrée similaire, et un agrément général supérieur aux moteurs Diesel pour une utilisation polyvalente.

Face aux moteurs 3 cylindres turbo les plus récents, le 1.2 TCE peut encore séduire par son fonctionnement plus rond et sa puissance parfois plus disponible sur une plage plus étendue, bien que les technologies évoluent rapidement pour réduire l'écart.

Conseils d'entretien pour prolonger la vie de votre 1.2 TCE

Pour qu'un moteur aussi performant et efficient que le 1.2 TCE puisse exprimer tout son potentiel sur la durée, un entretien rigoureux et adapté est indispensable. Négliger son entretien, c'est prendre le risque de voir ses composants les plus sensibles s'user prématurément et de devoir faire face à des réparations coûteuses. Heureusement, les préconisations constructeurs sont là pour guider les propriétaires, et quelques bonnes pratiques supplémentaires peuvent faire une réelle différence.

Le pilier de l'entretien est sans conteste la vidange. Pour un moteur 1.2 TCE, il est primordial de respecter les intervalles recommandés par le constructeur, qui se situent souvent entre 15 000 et 30 000 kilomètres ou tous les 1 à 2 ans, selon l'usage. Mais plus important encore que le kilométrage, c'est la qualité de l'huile moteur qui compte. Les huiles préconisées pour le 1.2 TCE sont généralement des huiles de synthèse de haute performance, formulées pour supporter les contraintes thermiques et mécaniques du turbocompresseur et de l'injection directe. L'utilisation d'une huile de qualité inférieure ou non conforme peut entraîner une usure accélérée des paliers du turbo, une mauvaise lubrification, et à terme, des dommages graves.

L'importance des filtres et des fluides

Les filtres jouent un rôle discret mais vital. Le filtre à huile doit être changé à chaque vidange pour garantir une filtration optimale de l'huile et prévenir la circulation de particules métalliques dans le moteur. Le filtre à air, quant à lui, assure que seul de l'air propre parvienne au turbo et aux cylindres. Un filtre encrassé réduit l'admission d'air, pénalise les performances et augmente la consommation. Il est conseillé de le vérifier régulièrement et de le remplacer selon les préconisations, voire plus souvent si vous roulez dans des conditions poussiéreuses.

Le circuit de refroidissement mérite également une attention particulière. Le moteur 1.2 TCE, comme tout moteur suralimenté, génère une chaleur importante. Un système de refroidissement efficace, avec un liquide de refroidissement en bon état et un niveau adéquat, est essentiel pour maintenir le moteur dans sa plage de température optimale. Un surrégime thermique peut avoir des conséquences désastreuses sur la culasse, les joints et le turbo.

Un entretien régulier et l'utilisation de pièces et fluides de qualité sont les garants de la longévité et de la performance de votre moteur 1.2 TCE.

Enfin, pour les conducteurs parcourant de courtes distances ou effectuant des trajets urbains fréquents, il est judicieux de pratiquer une "vidange de rodage" après les premiers 1000 à 2000 kilomètres, surtout si le véhicule est neuf ou si le moteur a été refait. Cela permet d'éliminer les éventuelles particules d'usinage qui pourraient encore être présentes. De plus, une conduite souple à froid, en évitant les fortes accélérations et en laissant le moteur monter en température progressivement, est une règle d'or pour la préservation de tous les moteurs modernes, et particulièrement pour ceux équipés de turbo.

L'avenir des moteurs TCE et la transition énergétique

Le paysage automobile est en pleine mutation, avec une accélération sans précédent de la transition vers l'électromobilité et les motorisations alternatives. Dans ce contexte, on peut se demander quelle est la place des moteurs comme le 1.2 TCE dans les années à venir. Ces blocs essence turbocompressés, qui ont représenté une avancée majeure en termes d'efficience et de performance par rapport aux anciens moteurs, sont-ils condamnés à disparaître ?

La réponse n'est pas simple. Les réglementations environnementales, notamment en Europe, deviennent de plus en plus strictes concernant les émissions de CO2 et de polluants. Cela pousse les constructeurs à explorer des solutions toujours plus propres. Les motorisations hybrides, qu'elles soient légères (mild-hybrid) ou plus complexes (hybride rechargeable), gagnent du terrain, souvent associées à des moteurs thermiques de petite cylindrée, y compris des versions évoluées des TCE.

L'hybridation comme prolongement naturel

L'hybridation légère, par exemple, consiste à associer un moteur thermique (souvent un 1.2 TCE ou un 1.0 TCE) à un petit moteur électrique et une batterie. Ce système permet de récupérer l'énergie au freinage, d'assister le moteur thermique lors des phases d'accélération ou de démarrage, et de couper le moteur thermique plus souvent à l'arrêt ou à basse vitesse. Le bénéfice est une réduction de la consommation de carburant et des émissions, tout en conservant l'autonomie et la flexibilité d'un véhicule essence. Le moteur 1.2 TCE est une base idéale pour ce type d'intégration, car sa technologie turbocompressée et sa gestion électronique fine se marient bien avec le fonctionnement d'un système hybride.

Les versions hybrides rechargeables, quant à elles, offrent une autonomie électrique significative, permettant de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres en mode 100% électrique. Elles sont généralement basées sur des moteurs thermiques encore plus efficients, mais le principe de la suralimentation et de l'optimisation de la combustion initié avec les TCE reste pertinent.

Le moteur 1.2 TCE, par sa conception efficiente, se prête remarquablement bien à l'intégration dans des systèmes hybrides, prolongeant ainsi sa pertinence dans la transition énergétique.

Cependant, il est aussi indéniable que la tendance de fond va vers une électrification plus poussée. Les véhicules 100% électriques gagnent des parts de marché, et les législations futures pourraient rendre la vente de véhicules thermiques neufs très difficile, voire impossible, dans certaines régions. Cela signifie que les moteurs comme le 1.2 TCE, bien qu'encore très capables et pertinents aujourd'hui, verront leur cycle de vie se terminer progressivement au profit de solutions entièrement électriques. Les évolutions futures de ce type de moteur seront donc probablement axées sur leur intégration dans des chaînes de traction hybrides, ou sur des optimisations ultimes pour répondre aux normes les plus strictes avant leur retrait progressif.