Comprendre les soucis du moteur PureTech et l'intervention de Peugeot
Face à des dysfonctionnements récurrents sur certains moteurs PureTech, notamment le 1.2, de nombreux propriétaires de véhicules Peugeot s'interrogent sur la manière dont le constructeur gère la prise en charge des réparations. Il ne s'agit pas d'un défaut isolé, mais d'un ensemble de problèmes qui peuvent affecter la performance et la fiabilité du véhicule, engendrant des coûts potentiels importants pour le propriétaire. La question centrale tourne autour de la responsabilité de Peugeot : jusqu'où va son engagement pour réparer ou compenser ces désagréments ?
- Les moteurs PureTech peuvent rencontrer des problèmes spécifiques.
- La prise en charge par Peugeot varie selon les cas.
- Identifier la cause est essentiel pour demander réparation.
- Les démarches du propriétaire jouent un rôle clé.
L'existence de ces problèmes n'est plus un secret pour les automobilistes et les professionnels. Des bougies d'allumage défectueuses, des problèmes de courroie de distribution immergée dans l'huile, ou encore une consommation d'huile excessive sont fréquemment cités. Ces symptômes peuvent mener à des dégradations plus graves, comme un serrage moteur, nécessitant des interventions coûteuses. La réaction de Peugeot, souvent conditionnée par des critères précis, est au cœur des préoccupations de ceux qui vivent cette situation.
Il est important de distinguer les pannes imprévues des usures normales. Cependant, lorsque des défaillances surviennent prématurément ou de manière répétée sur des composants censés être durables, la notion de défaut de fabrication ou de conception peut légitimement être évoquée. C'est dans ce contexte que la prise en charge par le constructeur prend tout son sens, offrant une solution face à des dépenses qui ne devraient pas incomber intégralement au consommateur.
La perception des problèmes moteur PureTech est souvent nuancée par les informations circulant en ligne, parfois contradictoires. Certains véhicules semblent épargnés, tandis que d'autres enchaînent les visites à l'atelier. Cette disparité soulève des questions sur les conditions d'utilisation, l'entretien, mais aussi sur la constance de la qualité de fabrication au sein d'une même famille de moteurs.
La manière dont Peugeot aborde la prise en charge peut sembler opaque pour le grand public. L'entreprise s'appuie sur des expertises techniques, des historiques d'entretien et des politiques internes qui ne sont pas toujours clairement communiquées. Comprendre ces mécanismes est donc la première étape pour que le propriétaire puisse faire valoir ses droits ou, à tout le moins, obtenir une solution équitable.
Naviguer dans les démarches de prise en charge demande une préparation minutieuse.
L'historique des moteurs PureTech et les préoccupations actuelles
Lancés dans les années 2010, les moteurs PureTech (souvent le 1.2 PureTech) ont rapidement conquis une large part du marché grâce à leur efficacité énergétique et leurs performances pour leur cylindrée. Ils équipent une multitude de modèles du groupe Stellantis, dont les citadines et compactes Peugeot, mais aussi Citroën, DS et Opel. Leur succès est indéniable, mais il est désormais émaillé par des retours d'expérience moins positifs concernant leur fiabilité à moyen et long terme.
Les premiers signes de problèmes sont apparus progressivement, concernant principalement les versions atmosphériques (comme le 1.2 PureTech 82 ch) et turbo (comme le 1.2 PureTech 110 ch et 130 ch). Les soucis les plus fréquemment rapportés incluent une usure prématurée de la courroie de distribution, qui baigne dans l'huile moteur. Cette courroie, censée être plus durable, peut se désagréger avec le temps, encrassant le système de lubrification et potentiellement conduisant à des défaillances graves du moteur, comme le serrage. D'autres diagnostics font état de problèmes de consommation d'huile excessive, de surchauffe, ou de ratés d'allumage liés à des bougies ou des bobines défectueuses.
Ces dysfonctionnements, lorsqu'ils surviennent, peuvent représenter une facture de plusieurs milliers d'euros, un montant conséquent qui pèse lourdement sur le budget des propriétaires, surtout si le véhicule n'est plus sous garantie constructeur classique. La question de savoir si ces problèmes relèvent d'une usure normale ou d'un défaut inhérent à la conception ou à la fabrication devient alors primordiale. Cette distinction est souvent le point de friction dans les demandes de prise en charge.
Face à cette situation, l'attitude du groupe Stellantis, et donc de Peugeot, a évolué. Si, au début, les prises en charge étaient plus restrictives, une meilleure reconnaissance des problèmes a conduit à des politiques plus souples, bien que toujours soumises à conditions. Il est essentiel pour les propriétaires de se renseigner sur les campagnes de rappel ou les extensions de garantie éventuelles, bien que celles-ci ne soient pas toujours systématiquement communiquées.
Comprendre les spécificités de chaque moteur PureTech (les différentes puissances, les évolutions technologiques) peut aider à mieux cerner les risques. Par exemple, les motorisations les plus anciennes ou celles ayant parcouru un kilométrage élevé peuvent être plus sujettes à certains défauts. Cependant, des cas de défaillances précoces existent, même sur des véhicules récents, accentuant la frustration des propriétaires.
Ne laissez pas les informations contradictoires vous décourager dans vos démarches.
Les causes potentielles des défaillances moteur PureTech
L'une des causes les plus documentées et médiatisées des problèmes rencontrés avec le moteur 1.2 PureTech concerne la courroie de distribution immergée dans l'huile. Contrairement aux courroies classiques qui fonctionnent à sec, celle-ci est en contact permanent avec le lubrifiant. Idéalement, cette conception vise à réduire le bruit et l'usure, mais elle présente des vulnérabilités. Au fil du temps et des cycles thermiques, des micro-particules peuvent se détacher de la courroie et contaminer l'huile moteur. Ces débris peuvent ensuite obstruer le filtre à huile, la crépine de la pompe à huile, ou même des conduits plus fins, compromettant la lubrification des pièces mécaniques vitales du moteur.
Une autre cause fréquente de dysfonctionnement est liée à la surchauffe. Le système de refroidissement, s'il n'est pas optimal, peut entraîner une montée en température excessive du moteur. Cela peut accélérer la dégradation de certains composants, comme la courroie de distribution mentionnée précédemment, ou causer des dommages plus structurels à la culasse ou au bloc moteur. Une surchauffe peut aussi être le symptôme d'un autre problème sous-jacent, comme une fuite de liquide de refroidissement ou un problème de pompe à eau.
Les bougies d'allumage et les systèmes d'injection sont également des points sensibles. Des bougies de mauvaise qualité, mal adaptées ou usées prématurément peuvent causer des ratés d'allumage, une perte de puissance, et augmenter la consommation de carburant. Si ces problèmes ne sont pas corrigés rapidement, ils peuvent dégrader la combustion et potentiellement endommager d'autres parties du moteur, comme les pistons ou les soupapes, par des déflagrations mal contrôlées.
La consommation d'huile excessive est un autre symptôme préoccupant. Elle peut être due à plusieurs facteurs : des segments de piston usés, des joints de queue de soupape défectueux, ou une usure générale du moteur. Une consommation d'huile anormalement élevée signifie que le moteur brûle du lubrifiant, ce qui peut entraîner une baisse du niveau d'huile critique, une surchauffe, et à terme, un serrage du moteur. Dans certains cas, cette consommation peut être exacerbée par des cycles de conduite courts et urbains, où le moteur n'atteint pas sa température de fonctionnement optimale.
Enfin, l'entretien joue un rôle déterminant. Le non-respect des préconisations du constructeur, notamment concernant la fréquence et la qualité des vidanges d'huile, ainsi que le type d'huile utilisé, peut accélérer l'usure des composants. Une huile de mauvaise qualité ou non homologuée par Peugeot pour les moteurs PureTech peut ne pas offrir la protection nécessaire contre l'usure et la contamination, exacerbant ainsi les problèmes liés à la courroie de distribution, par exemple.
Une inspection approfondie est souvent nécessaire pour déterminer la cause exacte.
Pour le moteur 1.2 PureTech, il est crucial de suivre scrupuleusement le carnet d'entretien, en utilisant des huiles homologuées et en respectant les intervalles de vidange. Ignorer ces aspects peut rendre plus difficile l'obtention d'une prise en charge par Peugeot, car un entretien non conforme peut être invoqué comme cause de la défaillance.
Comment Peugeot gère la prise en charge des problèmes moteur
La politique de prise en charge par Peugeot pour les problèmes moteur PureTech est souvent perçue comme complexe, car elle dépend de plusieurs facteurs clés. Le premier critère est la garantie constructeur. Si le véhicule est encore couvert par la garantie initiale (généralement deux ans), les réparations liées à un défaut avéré sont normalement prises en charge intégralement, à condition que l'entretien ait été effectué conformément aux préconisations du constructeur.
Au-delà de la garantie initiale, Peugeot peut proposer une prise en charge commerciale ou de bonne volonté. Celle-ci intervient lorsque le véhicule a dépassé la période de garantie légale, mais que le problème survient de manière prématurée par rapport à la durée de vie attendue du composant. Cette démarche n'est pas systématique et dépend de l'ancienneté du véhicule, de son kilométrage, de son historique d'entretien, et de la nature du défaut. Peugeot évalue chaque dossier au cas par cas.
Pour qu'une prise en charge commerciale soit accordée, il est généralement requis que le véhicule ait été entretenu dans le réseau officiel Peugeot, ou au minimum, que l'entretien ait été réalisé par des professionnels attestant de la conformité des opérations (pièces utilisées, huile homologuée, etc.). Un carnet d'entretien complet et à jour est donc un atout majeur. Si l'entretien a été effectué dans des centres indépendants, il faudra fournir des factures détaillées prouvant la conformité des interventions.
En cas de défaillance grave, comme un serrage moteur, Peugeot peut proposer une participation financière aux frais de remplacement ou de réparation du moteur. Le pourcentage de prise en charge varie considérablement. Il peut aller de 20% à 80% du coût total des travaux, selon les facteurs mentionnés précédemment. Parfois, un geste commercial supplémentaire peut être accordé, comme la gratuité de la main-d'œuvre ou une remise sur les pièces.
Il est important de noter que Peugeot peut également mettre en place des campagnes de service ou des extensions de garantie spécifiques pour certains problèmes récurrents sur les moteurs PureTech. Ces informations ne sont pas toujours diffusées largement, et il est conseillé de se renseigner auprès de son concessionnaire ou du service client Peugeot pour savoir si le véhicule est concerné.
La transparence sur les conditions de prise en charge est un point d'amélioration constant.
Si un problème survient, la première démarche consiste à contacter un réparateur agréé Peugeot. C'est lui qui pourra diagnostiquer le problème, établir un devis, et initier la demande de prise en charge auprès du constructeur. Il est crucial de conserver toutes les preuves d'entretien et de communication avec le réseau.
Les démarches à suivre en cas de problème moteur PureTech
Lorsque vous constatez un symptôme inhabituel sur votre moteur PureTech, la réactivité est essentielle. Ne tardez pas à contacter votre concessionnaire ou un agent agréé Peugeot. Expliquez clairement les signes avant-coureurs : bruits suspects, perte de puissance, voyant moteur allumé, consommation anormale d'huile, fumées inhabituelles, etc. Une intervention rapide peut souvent limiter l'étendue des dégâts et potentiellement faciliter la reconnaissance du problème par le constructeur.
Une fois le diagnostic établi par le réparateur agréé, celui-ci vous présentera le détail des réparations nécessaires et le coût associé. C'est à ce moment-là que vous devez aborder la question de la prise en charge. Demandez explicitement au garage comment Peugeot peut intervenir sur ce problème spécifique. Le garage est votre premier interlocuteur pour monter le dossier auprès de Peugeot, en fournissant toutes les informations techniques requises.
Munissez-vous de votre carnet d'entretien et de toutes les factures justifiant les révisions et réparations effectuées sur le véhicule. Si l'entretien a été réalisé en dehors du réseau Peugeot, assurez-vous que les factures soient détaillées et prouvent l'utilisation de pièces et de fluides conformes aux préconisations constructeur. Ces documents sont cruciaux pour démontrer que vous avez respecté les conditions d'utilisation et de maintenance du véhicule.
Si la réponse initiale de Peugeot via le garage n'est pas satisfaisante, n'hésitez pas à contacter directement le service client Peugeot France. Vous pouvez le faire par téléphone ou par écrit (lettre recommandée avec accusé de réception). Rédigez un courrier clair et précis, en exposant les faits, les symptômes observés, les diagnostics effectués, et en joignant les copies de votre carnet d'entretien et des factures. Joignez également toute correspondance antérieure avec le réseau.
Il peut être utile de se renseigner sur les campagnes de service ou les programmes de fidélité que Peugeot pourrait proposer pour les moteurs PureTech. Parfois, des actions spécifiques sont mises en place pour des problèmes connus, offrant des solutions plus avantageuses que la prise en charge au cas par cas. Une recherche sur les forums spécialisés ou une question directe au service client peuvent vous éclairer sur ces dispositifs.
La persévérance est souvent la clé d'une résolution favorable.
Si, malgré vos démarches, vous n'obtenez pas satisfaction, plusieurs options s'offrent à vous. Vous pouvez faire appel à un expert automobile indépendant pour obtenir un avis technique contradictoire. Vous pouvez également envisager de saisir le médiateur de l'automobile, une procédure amiable qui peut aider à résoudre les litiges entre consommateurs et professionnels de l'automobile. Enfin, en dernier recours, une action en justice peut être envisagée.
Les idées reçues sur la prise en charge des moteurs PureTech
L'une des idées reçues les plus tenaces est que Peugeot refuse systématiquement toute prise en charge dès que le véhicule n'est plus sous garantie. C'est une vision trop simpliste. Si la garantie initiale est le cadre le plus protecteur, Peugeot a mis en place des politiques de prise en charge commerciale qui peuvent couvrir des véhicules plus anciens ou plus kilométrés, sous réserve de respecter certains critères. L'absence de garantie ne signifie pas l'absence de recours.
Un autre mythe courant est que le carnet d'entretien doit impérativement être rempli par un concessionnaire Peugeot pour qu'une prise en charge soit possible. Bien que l'entretien dans le réseau officiel soit un atout majeur et simplifie grandement les démarches, ce n'est pas toujours une condition absolue. Peugeot peut accepter une prise en charge si l'entretien a été effectué par un professionnel indépendant, à condition que les factures soient détaillées, conformes aux préconisations du constructeur (type d'huile, pièces homologuées) et que les dates et kilométrages soient respectés. L'important est de prouver la bonne maintenance du véhicule.
Certains pensent également que tous les moteurs PureTech sont défectueux et qu'une panne est inévitable. C'est une généralisation abusive. Si des problèmes existent et sont documentés, tous les moteurs PureTech ne tombent pas en panne de la même manière ni au même moment. De nombreux véhicules équipés de ce moteur fonctionnent parfaitement, notamment s'ils ont bénéficié d'un entretien rigoureux et d'une utilisation adaptée. Les statistiques globales de fiabilité montrent une réalité plus nuancée que les cas les plus médiatisés.
Une autre idée fausse est que la prise en charge est uniquement financière. Parfois, Peugeot peut proposer des solutions alternatives, comme le remplacement du moteur par une unité reconditionnée ou révisée, plutôt qu'une pièce neuve, afin de réduire les coûts. Dans certains cas, des campagnes de service peuvent concerner des vérifications ou des mises à jour logicielles qui préviennent l'apparition de problèmes, sans qu'il y ait eu une panne déclarée.
Enfin, il est souvent cru que le mécontentement exprimé sur les forums en ligne suffit à obtenir gain de cause. Si la pression collective peut influencer les constructeurs, les décisions de prise en charge reposent sur des critères techniques et des politiques internes. La voie officielle, celle du diagnostic par un professionnel agréé et de la soumission d'un dossier complet, reste la plus efficace. Les forums peuvent servir à s'informer et à comprendre les démarches, mais ne remplacent pas les procédures établies.
Démêler le vrai du faux est la première étape pour une démarche réussie.
Comparaison : Moteur PureTech vs. autres moteurs Peugeot (HDI, VTI, THP)
Pour bien comprendre la situation du moteur PureTech, il est utile de le situer par rapport à d'autres familles de motorisations qui ont équipé les véhicules Peugeot par le passé et qui continuent de le faire. Le moteur 1.2 PureTech, avec sa technologie essence à trois cylindres et turbocompresseur, se distingue par son rendement énergétique et sa compacité. Il a largement remplacé les anciens moteurs atmosphériques à quatre cylindres (comme certains moteurs VTI) et les petits moteurs diesel (comme le 1.6 HDI) dans la gamme des citadines et compactes.
Les anciens moteurs VTI (Variable Valve Lift and Timing Injection), souvent des quatre cylindres atmosphériques, étaient réputés pour leur simplicité mécanique et leur fiabilité générale, bien qu'ils soient moins performants et plus gourmands en carburant que les PureTech. Les problèmes majeurs sur les VTI étaient moins liés à des défauts de conception systémiques qu'à des usures classiques ou des problèmes périphériques (comme la chaîne de distribution sur certains modèles). La prise en charge par Peugeot pour ces moteurs suivait la logique des garanties standards, sans les préoccupations spécifiques liées aux problèmes de courroie immergée.
Les moteurs HDI (High Pressure Diesel Injection), notamment le 1.6 HDI et plus récemment le 1.5 BlueHDi, ont longtemps été la référence chez Peugeot pour les motorisations diesel. Ils sont généralement considérés comme fiables et durables s'ils sont bien entretenus. Les problèmes rencontrés sur les HDI sont souvent liés à l'usure des injecteurs, au turbo, ou au système d'injection, mais moins souvent à des défauts de conception fondamentaux affectant l'ensemble de la mécanique comme c'est parfois le cas avec le PureTech. La fiabilité du 1.5 BlueHDi 130 est d'ailleurs souvent citée comme un point fort.
Les moteurs THP (Turbo High Pressure), développés en partenariat avec BMW, sont des motorisations essence plus performantes, destinées aux modèles sportifs ou haut de gamme. Ils ont connu leur lot de problèmes, notamment sur les premières générations, avec des soucis de distribution (poulie damper, tendeur), de consommation d'huile et de suralimentation. La prise en charge de ces moteurs par Peugeot a également fait l'objet de discussions, mais les problématiques étaient différentes de celles des PureTech. Les THP nécessitent un entretien méticuleux et l'utilisation d'huiles spécifiques.
Le moteur 1.2 PureTech se retrouve donc dans une catégorie à part. Sa conception moderne vise l'efficacité, mais elle introduit des complexités (courroie immergée, injection directe, turbo) qui peuvent être des sources de fragilité si les conditions d'utilisation ou d'entretien ne sont pas idéales. La fiabilité du moteur 1.2 PureTech 130 ou 110, par exemple, est souvent sujette à débat, certains modèles présentant une durée de vie moteur satisfaisante, tandis que d'autres subissent des défaillances précoces.
L'évolution technologique apporte son lot de défis de fiabilité.
En résumé, si les anciens moteurs comme les VTI ou HDI étaient sujets à des problèmes plus classiques d'usure ou de composants périphériques, les PureTech introduisent des préoccupations spécifiques liées à leur conception même, notamment la courroie de distribution dans l'huile. Cela rend la question de la prise en charge par Peugeot particulièrement sensible et complexe pour cette famille de moteurs.
Conseils pour maximiser vos chances de prise en charge
Pour augmenter significativement vos chances d'obtenir une prise en charge par Peugeot en cas de problème avec votre moteur PureTech, une approche proactive et rigoureuse est indispensable. Le premier conseil, et le plus fondamental, est de respecter scrupuleusement le carnet d'entretien du véhicule. Cela signifie effectuer les vidanges d'huile aux intervalles préconisés par Peugeot, en utilisant exclusivement l'huile homologuée pour votre moteur spécifique. L'utilisation d'une huile non conforme peut être invoquée par le constructeur pour refuser une prise en charge, car elle peut aggraver l'usure ou la contamination.
Documentez tout. Conservez précieusement toutes les factures des opérations d'entretien et de réparation. Si vous faites vos entretiens chez un professionnel indépendant, assurez-vous que les factures soient détaillées, mentionnant les pièces utilisées (si possible d'origine ou équivalentes) et le type d'huile. Un historique d'entretien complet et vérifiable est la pierre angulaire de toute demande de prise en charge, surtout après la fin de la garantie initiale.
Agissez vite dès les premiers signes. N'attendez pas qu'un problème mineur se transforme en une défaillance majeure. Si vous entendez un bruit suspect, constatez une perte de puissance, ou si un voyant s'allume, prenez rendez-vous avec votre garage Peugeot sans délai. Une intervention rapide permet de diagnostiquer le problème à un stade précoce, ce qui peut limiter les dégâts et renforcer votre dossier auprès du constructeur. Cela montre également que vous êtes un propriétaire attentif et responsable.
Soyez courtois mais ferme dans vos démarches. Lorsque vous contactez le garage ou le service client Peugeot, présentez les faits de manière objective. Expliquez la situation calmement, en appuyant votre demande sur les éléments concrets : historique d'entretien, nature du problème, diagnostic effectué. La courtoisie facilite le dialogue, mais n'oubliez pas de faire valoir vos droits en tant que consommateur, surtout si le problème semble relever d'un défaut de fabrication.
La qualité de votre dossier d'entretien est votre meilleur allié.
Enfin, renseignez-vous. Consultez les forums spécialisés, parlez à d'autres propriétaires, et renseignez-vous auprès du service client Peugeot sur d'éventuelles campagnes de service ou extensions de garantie spécifiques aux moteurs PureTech. Parfois, des solutions sont déjà prévues par le constructeur pour des problèmes identifiés. Être bien informé vous permettra d'orienter vos démarches et de poser les bonnes questions aux bonnes personnes.
Quelle est la durée de vie d'un moteur 1.2 PureTech ?
La question de la durée de vie d'un moteur 1.2 PureTech est complexe et suscite de nombreuses interrogations, en partie à cause des problèmes de fiabilité qui ont été médiatisés. Il est difficile de donner un chiffre unique et définitif, car cette durée dépend d'une multitude de facteurs, allant de la conception et de la fabrication du moteur lui-même à son utilisation et à son entretien par le propriétaire.
En théorie, un moteur moderne et bien conçu comme le 1.2 PureTech devrait pouvoir parcourir plusieurs centaines de milliers de kilomètres sans problème majeur, à condition d'être utilisé et entretenu conformément aux recommandations du constructeur. Cependant, les retours d'expérience montrent que, dans certains cas, des défaillances graves peuvent survenir bien avant, parfois dès 50 000 à 100 000 kilomètres, notamment des problèmes de courroie de distribution désintégrée entraînant un serrage moteur.
La durée de vie du moteur 1.2 PureTech 130 ou 110 peut être significativement impactée par la manière dont il est sollicité. Une utilisation majoritairement urbaine, avec des trajets courts et fréquents, peut ne pas permettre au moteur d'atteindre sa température de fonctionnement optimale. Cela peut favoriser l'accumulation de condensation dans l'huile, la dégradation prématurée de la courroie de distribution immergée et un encrassement général du moteur. À l'inverse, une utilisation sur de longs trajets, à vitesse stabilisée, est généralement plus bénéfique pour la longévité du moteur.
L'entretien joue un rôle absolument capital. Comme mentionné précédemment, le respect des intervalles de vidange et l'utilisation de l'huile homologuée par Peugeot sont primordiaux. Ignorer ces préconisations, ou utiliser des huiles de mauvaise qualité, peut accélérer l'usure des pièces internes, notamment celle de la courroie de distribution, et compromettre gravement la durée de vie du moteur. Un moteur 1.2 PureTech bien entretenu, avec des vidanges régulières et une huile de qualité, a plus de chances d'atteindre une longévité respectable.
Il est également important de considérer les évolutions apportées par Peugeot au fil du temps. Les versions les plus récentes du moteur 1.2 PureTech peuvent avoir bénéficié d'améliorations techniques visant à corriger les faiblesses identifiées sur les premières générations. La durée de vie peut donc varier selon la génération et les mises à jour spécifiques appliquées au moteur.
La vigilance sur l'entretien est la clé pour prolonger la vie de votre moteur.
En conclusion, il est difficile de fixer une durée de vie précise. Si de nombreux moteurs 1.2 PureTech dépassent les 150 000 km sans incident majeur, des cas de pannes précoces existent. Pour maximiser la longévité, privilégiez une utilisation sur route et autoroute, et surtout, suivez religieusement le programme d'entretien préconisé par Peugeot, avec des vidanges régulières et une huile de qualité supérieure.
Pour comparer, les moteurs diesel comme le 1.6 HDI ou le 1.5 BlueHDi sont souvent réputés pour leur robustesse et leur capacité à atteindre de très longs kilométrages, parfois plus de 200 000 à 300 000 km, sous réserve d'un entretien approprié, notamment pour le système d'injection et le turbo. Les moteurs essence VTI plus anciens étaient également connus pour leur endurance, bien qu'avec une consommation de carburant plus élevée.
